André VELTER

Où se risque la chance

Gallimard, 2026

Dans le livre des jours tout se joue en discontinu, en sautes d’humeur, visions d’horreur, soupirs angéliques, rencontres imprévues, sollicitations toniques, commotions mentales et autres coups de cœur, de chapeau, de courroux délibérés. Aussi, les épisodes de l’épisodique qui se présentent ici ne se soumettent-ils à quelque réflexe ou révérence que ce soit. Ils dévalent par tous les champs plus ou moins poétiques, abrupts et passionnés, burlesques ou extasiés, ne laissant libre cours, libre course, libre galop, qu’au principe qui veut qu’en langage de franc-parler on célèbre tout autant Lao Tseu que les Monty Python, Cesaria Evora que Maria Callas, Glen Baxter que Caspar David Friedrich, Joaquin Sabina que Philip Glass, ou encore La Marseillaise de Django Reinhardt que La valse triste de Sibelius. On se retrouve ainsi beaucoup plus ressemblant, fidèle à soi et nullement défiguré.

A.V.

France 5 – La Grande Librairie, 25 mars 2026

PARCOURS CRITIQUE

La poésie chez André Velter est un acte de présence, elle est, en un mot, la vie ou mieux, la vraie vie. (…) C’est ainsi qu’en sa compagnie nous continuons à marcher, respirer, vivre. Toujours plus loin. Toujours plus fort. À l’infini. — Où se risque la chance.

Aymen Hacen / Souffle inédit, Tunis, 9 avril 2026

Velter dans toute sa raison d’être. (…) Quitte à être emporté par le souffle grandiose des mots de l’enfant illustre de Signy-l’Abbaye, comment ne pas s’abandonner au défi qu’il lance, à cor et à cri ? Fort du soutien de ses frères, les poètes de la Terre entière.

Yanny Hureaux / L’Ardennais, 9 avril 2026

C’est une occasion rêvée pour un tel auteur, histoire de mixer l’abrupt et le passionné, le burlesque et l’extatique, le tout dans une totale liberté de penser et d’écrire, en célébrant tout ce qui devient pour Velter une écriture terrestre.

Jean-Paul Gavard-Perret / lelitteraire.com, 9 avril 2026

Où se risque la chance peut se lire comme un manuel de survie intime en temps de crise. Mais, André Velter ne s’intéresse pas à la catastrophe – la société le fait pour lui -, préférant la célébration aux entreprises de démolition. Son éthique ? la danse sur le volcan des affects tristes, l’enchantement par la bibliothèque animée. André Velter ne joue pas au savant, même s’il est de haute science. Son lexique est simple, le ton direct, la lyre partageuse.

Fabien Ribéry / l’intervalle blog, 24 avril 2026

Dans le climat de conformité lâche et de basse complaisance qui caractérise notre époque, rien n’est plus réjouissant que d’emboîter le pas d’un trafiquant d’infini, de le suivre dans les tours et détours d’un parcours de vie « qui n’a eu que son bon plaisir pour principale boussole. » Après soixante ans de poésie vécue, de liberté d’esprit, de goût du défi et d’en-allées aussi triomphantes qu’insoucieuses du lendemain, André Velter est plus vivant que jamais, comme le montre son nouveau livre, Où se risque la chance.

Richard Blin / Le Matricule des anges, mai 2026

Un recueil de poésie à rebours du désenchantement du monde. En lisant les poèmes d’André Velter, on a envie de chanter. Chanter l’amour et la poésie. Voilà un écrivain qui fait preuve d’audace, à contre-courant de tous les prophètes de malheur, ces esprits chagrins qui ne voient que le verre à moitié vide. Lui arrive avec ses mots, sa générosité, son sourire et compose une poésie comme un chant car ses vers sont emplis de rythme et de souffle – une belle chanson. Il publie aujourd’hui Où se risque la chance, sorte d’ovni littéraire, à la fois recueil et manifeste.

Mohammed Aïssaoui / Le Figaro littéraire, 11 juin 2026

Avec Où se risque la chance, André Velter poursuit ce qu’il fait depuis des décennies : transformer la poésie en manière d’habiter le monde intensément, sans hiérarchie entre les cultures, les paysages, les musiques, les colères et les émerveillements. Mais ce nouveau livre, publié dans la collection Blanche de Gallimard, possède quelque chose de plus libre encore, presque dionysiaque : une écriture qui refuse toute ligne droite et préfère les surgissements, les éclats, les bifurcations de la mémoire et du désir.

Le titre est déjà magnifique : Où se risque la chance. Il contient toute la poétique de Velter. La chance n’est jamais ici un hasard passif ; elle est un mouvement vers l’inconnu, une exposition volontaire au monde. Chez lui, vivre et écrire signifient toujours se mettre en danger — danger du voyage, de l’amour, du vertige, de l’excès ou de la beauté.

Alex Delusier / ActuaLitté.com, 15 juin 2026

Voilà un livre de poésie comme je les aime, ça pétarade dans tous les sens. Tout y passe, poèmes longs, poèmes courts, proses, réflexions politiques, philosophiques, il y en a pour toutes les bourses. Et la mienne s’y retrouve et s’y complait. André en grande forme y produit une somme qu’il faut lire pour entrer dans une vie toute donnée à la poésie et ça se sent.

Jean-Pierre Lesieur / Comme en poésie, juin 2026

Rien de léger avec André Velter. C’est de la vie qui s’époumone. Avec lui, le tragique gambade de la formule sans le 1 de service tout compris en une formule qui s’apaise en souriant aux combats livrés. Où se risque la chance, le dernier livre d’André Velter invite à la promenade en ses pays, ses univers, ses engagements plus secrets. Et cette gambade dans la légèreté profonde, assumée, des défis à l’ordre courant est réjouissante.
Promenade entre les mots, les voyages, les images vécues ou suggérées, les passions, les dévotions, certains regrets. Entre les « À tout prix » ou « À pas menus » décisifs. Entre rimes (parfois) et rythmes (souvent), soutenus par une langue qui s’enrichit de pépites à saisir à la volée.

Roger Pierre Turine / Arts Libre, Bruxelles le 8 juillet 2026

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